Nous allons évaluer la situation et tout faire pour limiter les mises à pied

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L’Association Internationales des Machinistes (AIMTA), préoccupée par l’annonce de mises à pied
Montréal- Le syndicat des machinistes à des sentiments partagés à la lecture du bilan financier de Bombardier. Alors qu’Air Canada signe un engagement qui pourrait aller jusqu’à 75 avions CS300 avec un contrat qui totaliserait 6,4 milliards, Bombardier entreprend des démarches d’optimisation des effectifs qui mènerait une réduction d’environ 7000 postes à l’échelle mondiale d’ici les deux prochaines années.
« Nous allons évaluer la situation et tout faire pour limiter les mises à pied. Il faut se garder en tête que Bombardier a expliqué que les mises à pied à venir seraient partiellement compensée par de l’embauche dans des domaines en croissance. Nous allons donc travailler pour que les membres touchés puissent bénéficier soit d’une opportunité de relocalisation, soit d’un programme de formation qui leur permettra de se retrouver un emploi rapidement. Nous regardons présentement toutes les options possibles », explique le président de la Section locale 712 de l’AIMTA, Yvon Paiement.
Une commande qui arrive à point
La lettre d’intention pour une commande ferme de 45 avions CSeries 300 (l’avion commercial de 135 places) et une option d’achat de 30 appareils supplémentaires est une nouvelle qui tombe à point autant pour Bombardier que pour les travailleurs.
« Loin d’être un traitement de faveur entre un transporteur canadien (Air Canada) et un constructeur canadien (Bombardier), cette commande est la démonstration de la qualité de la C-Séries par rapport à ses concurrents. C’est grâce au travail acharné de nombreux travailleurs québécois que cet avion représente aujourd’hui l’avenir de l’aviation commerciale. Pour la suite des choses, il serait logique que ces derniers puissent bénéficier des retombées positives venant de la C-Séries, par le maintien, et la création d’emplois, dans les usines de Bombardier au Québec et c’est en ce sens que notre organisation entend travailler », soutient David Chartrand, Coordonnateur québécois de l’AIMTA.