Le Syndicat des Machinistes s’entend avec Airbus et Stelia pour la mise en place de mesure d’atténuation des impacts

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COVID-19 et interruption des activités non essentielles

Le Syndicat des Machinistes s’entend avec Airbus et Stelia pour la mise en place de mesure d’atténuation des impacts

24 mars 2010– Après de longues discussions avec les deux employeurs différentes options seront proposées aux travailleurs et aux travailleuses afin d’éviter une diminution de leur revenu hebdomadaire.

Durant les trois semaines d’interruption des activités, les travailleurs et travailleuses membres du Syndicat des Machinistes continueront de recevoir une paie de la part des deux entreprises.

La rémunération des travailleurs et des travailleuses sera établie selon le salaire de base correspondant à leur ancienneté et au poste qu’ils occupent.

Pour se faire, ils devront choisir parmi les options suivantes.

  • Utilisation des journées de vacances restantes pour l’année 2019-2020
  • Utilisation des journées de vacances pour l’année 2020-2021
  • Utilisation des heures accumulée.
  • Comptabilisation des heures payées, mais non travaillées (ces heures devront être travaillées lors de la reprise de la production)

Durant cette période les travailleurs et travailleuses pourront bénéficier de leurs assurances collectives et les cotisations au régime de retraite seront maintenues.

Les mesures seront effectives à partir de l’arrêt de la production (24 mars) et prendront fin le 13 avril prochain.

Situation chez Bombardier

Contrairement à ce que certaines sources ont laissé sous-entendre, Bombardier ne prévoit aucune mesure d’atténuation pour limiter les impacts qu’aura sur ses employés l’arrêt temporaire de sa production.

Cela dit, le Syndicat des Machinistes entend poursuivre les négociations avec les représentants de Bombardier pour en arriver à un compromis.

Pour le moment, les travailleurs se retrouvent en mise à pied temporaire et n’auront d’autres choix que de se tourner vers l’assurance-emploi.

Du côté de Bombardier, les activités de l’entreprise seront suspendues jusqu’au 24 avril.

Citations

« Nous avons adressé les mêmes demandes à chacun des employeurs. Les résultats que nous avons été en mesure d’obtenir durant ses négociations découlent de la volonté des représentants de ces entreprises à faire leur part dans la lutte au COVID-19 », a déclaré Éric Rancourt, représentant du Syndicat des Machinistes ayant pris part aux négociations.

« Nous croyons que nous devons faire preuve de compréhension et de solidarité pour passer au travers de cette situation difficile. Tout le monde doit faire des sacrifices. En ce sens, nous sommes satisfaits des ententes avec Airbus et Stelia. Pour ce qui est de Bombardier nous allons continuer de discuter avec eux dans le but d’en arriver à un compromis satisfaisant », soutient David Chartrand, coordonnateur québécois du Syndicat des Machinistes.

« Face à cette crise sans précédent, nos devoirs comme syndicat sont de lutter contre la propagation du COVID-19, protéger nos membres et leurs familles en limitant autant que possible les impacts négatifs que nous apporte cette période difficile », estime Yvon paiement, Président de la Section locale 712 de l’AIMTA.